Mises à jour sur les services de la CSTIT

Tous les bureaux de la CSTIT sont ouverts et des mesures de sécurité ont été mises en place. Nous invitons la clientèle à prendre rendez-vous avant de nous rendre visite. Veuillez consulter notre page sur la COVID-19 pour connaître les mises à jour importantes sur nos services, et notre page de ressources sur la COVID-19 pour obtenir des outils essentiels pour votre lieu de travail.

L’équipement de protection individuelle (EPI)

29th Sep 2021

Un équipement adapté À LA FOIS aux tâches et au travailleur

 

Ressources disponibles
 

L’équipement de protection individuelle, ou l’EPI, est un vêtement ou toute pièce d’équipement que les travailleurs portent pour se protéger contre des dangers susceptibles de se produire plus particulièrement dans leur lieu de travail. Il existe de nombreux types d’EPI, qui varient en fonction de l’industrie ou du type de tâches. En voici quelques-uns, parmi les plus courants :

  • Protecteurs oculaires – verres de sécurité, lunettes, visières;
  • Chaussures – bottes de sécurité , protecteurs métatarsiens pour protéger le dessus du pied contre de lourdes charges, aides à la traction pour les surfaces glissantes;
  • Casques protecteurs – casques de sécurité, visières pare-soleil ou autres chapeaux, tuques;
  • Vêtements de haute visibilité – vêtements luminescents ou comportant un élément réfléchissant;
  • Dispositif antichute – harnais, longes, cordes d’assurance rétractables; 
  • Protecteurs auditifs – casques antibruit, couvre-oreilles antibruit, protège-tympans en mousse ou sur mesure;
  • Protection respiratoire –appareils respiratoires autonomes, masques et hottes.

Qui fournit l’EPI?

Au Nunavut et aux Territoires du Nord-Ouest, les employeurs sont tenus de fournir un EPI approuvé aux travailleurs et de s’assurer que celui-ci se trouve sur le lieu de travail avant de commencer la tâche.

Les travailleurs ont également des responsabilités. Lorsqu’on leur fournit un EPI, ils doivent prendre des mesures pour le garder propre et éviter de l’endommager. Si l’équipement est endommagé, ils doivent le remettre à leur superviseur et lui faire savoir pourquoi l’EPI n’est pas utilisable.

Comment choisir le bon EPI en fonction de la tâche?

L’an dernier, de nombreuses personnes ont été sensibilisées à l’importance d’un plan de contrôle de l’exposition. Un tel plan s’avérait essentiel pour nous protéger contre la COVID-19. Le même processus étape par étape est recommandé pour tout autre type de planification visant à assurer la sécurité au travail. Le déroulement des étapes, ou la « hiérarchie des contrôles », a pour objectif de trouver l’équipement de protection adéquat et de maintenir les travailleurs en sécurité au travail. Voici les trois étapes essentielles à suivre pour travailler de façon sécuritaire :

  1. Repérer les dangers 
  2. Trouver des solutions (en utilisant la hiérarchie des contrôles)
  3. Mettre en œuvre le plan établi

Premier principe : repérer les dangers – Chaque milieu de travail a son lot de dangers plus ou moins nombreux. Il est essentiel que les superviseurs et les travailleurs les repèrent et y remédiernt AVANT qu’un accident ne survienne. Voici à quoi peuvent ressembler des situations dangereuses :

  • Le temps froid – L’exposition au froid pose des risques pour vos travailleurs (engelures, hypothermie ou autres blessures résultant d’un temps de réaction ralenti ou d’une baisse de la vigilance mentale); 
  • Des travaux sur un toit – Au risque d’une chute aggravé par le fait de manipuler du matériel s’ajoutent celui d’une exposition au soleil alors qu’une canicule sévit et celui de la dégringolade d’outils ou de l’équipement utilisés pour effectuer des tâches (cloueuse, pelle, etc.), ce qui pourrait entraîner d’autres blessures; 
  • La formation d’une plaque de glace – La glace entraîne le risque de glisser et de tomber, à l’origine des blessures les plus courantes dans le Nord.

En résumé, les dangers sont omniprésents, au travail et dans tout autre milieu de vie. L’important, c’est de les repérer et de mettre en place des pratiques de sécurité sécuritaires pour réduire le risque de blessure. 

Deuxième principe : trouver des solutions – C’est à l’étape de la recherche de solutions que l’on commence à réfléchir aux moyens pratiques de se protéger contre des dangers repérés. Passez en revue votre hiérarchie des contrôles et voyez ce qui est possible de faire. L’élimination des risques restera TOUJOURS le moyen de contrôle le plus sûr. Même s’il constitue la dernière ligne de défense, l’EPI est une pièce maîtresse dans tout plan de sécurité. Mais de quel type d’EPI les travailleurs ont-ils besoin pour rester en sécurité? Reprenons les exemples mentionnés ci-dessus; il existe un EPI pour chaque situation :

  • Le temps froid – Dans une telle situation, l’on doit se vêtir en plusieurs couches et porter des manteaux, bonnets, gants, bottes et autres vêtements adaptés à la température. 
    • N’oubliez pas les autres mesures de contrôle qui s’imposent. Il faut notamment prévoir des pauses régulières pour se protéger du froid, d’encourager les travailleurs à boire des liquides chauds, de veiller à ce que quelqu’un surveille la météo, de mettre en place un système de jumelage et d’établir une limite claire pour savoir quand il fait trop froid et quand les chutes de mercure justifient un arrêt des travaux. (Une procédure à suivre pour guider les travaux sécuritaires par temps froid aidera les superviseurs et les travailleurs à prendre cette décision.) Prière de consulter le code de pratique sur les conditions de chaleur et de froid extrêmes de la CSTIT pour en savoir plus.
  • Des travaux sur un toit – Dans une telle situation, l’on doit avoir des dispositifs de protection contre les chutes, des garde-corps, des harnais, du cordage de sécurité, des bottes de sécurité, des vêtements appropriés pour travailler dans ces conditions et, selon les tâches effectuées, des gants, des lunettes de protection ou des casques de sécurité.
    • N’oubliez pas les autres mesures de contrôle qui s’imposent. Il faut notamment établir un plan de protection contre les chutes, transporter suffisamment d’eau potable, fournir des directives claires sur la durée d’exposition au soleil (de prévoir des pauses en conséquence), assurer une bonne communication avec le personnel au sol et veiller au bon état de l’équipement (échelles, etc.).
  • La formation d’une plaque de glace – Dans une telle situation, l’on doit porter des chaussures adaptées au temps qu’il fait et avoir des aides à la traction, en fonction de la météo propre au lieu de travail. 
    •  N’oubliez pas les autres mesures de contrôle qui s’imposent. Il faut notamment pelleter dans la mesure du possible, épandre du sel ou du gravier pour éviter les chutes, se doter d’une procédure et discuter de sujets liés à la sécurité afin de rappeler aux travailleurs l’importance d’avoir une bonne posture corporelle et de ralentir lorsqu’ils marchent.

Qu’on se le dise : un bon EPI peut sauver des vies! Aussi est-il important de prendre le temps de réfléchir aux pratiques de sécurité, à l’équipement et aux vêtements qui permettront d’assurer la sécurité des travailleurs.

Troisième principe : mettre en œuvre le plan établi – S’il faut trouver des solutions, encore faut-il les appliquer; c’est l’étape finale des efforts déployés pour rendre un milieu de travail sécuritaire. C’est ici que l’on constate réellement l’efficacité d’une solution pour sauver des vies. Au moment de choisir un EPI, demandez-vous « cet EPI convient-il à CE travailleur? ». Il n’y a pas de modèle universel en matière d’EPI.

Voici des facteurs à considérer :

  • Quelle est la taille du travailleur? Un EPI peut convenir à un travailleur, mais pas à un autre. Trouvez un EPI réglable qui peut être adapté en fonction de la taille de chacun. 
  • N’oubliez pas que l’EPI a longtemps été conçu pour un certain type d’homme. Si la taille de l’EPI ne convient nullement à un travailleur ou une travailleuse, il faut en trouver un autre!
  • Tous les masques respiratoires (comme le N95) nécessitent un ajustement individuel pour chaque travailleur et des réajustements fréquents pour garantir une protection adéquate. Autre détail : le travailleur doit être rasé de près là où le joint du masque entre en contact avec le visage. 
  • Votre travailleur a-t-il besoin de verres? Leurs verres de sécurité sont-ils adaptés à leurs autres verres pour bien les protéger? Il se peut qu’ils aient besoin de verres correcteurs de sécurité prescrits sur ordonnance.

En bref, l’EPI doit être adapté à la fois aux tâches à accomplir ET au travailleur qui le portera. Un EPI mal adapté peut engendrer d’autres dangers pour les travailleurs, d’où l’importance de choisir celui qui convient vraiment, de veiller à son entretien et de s’assurer de sa cote de sécurité.

Enfin, tous vos efforts ne serviront à rien si vous ne garantissez pas l’accès à l’EPI. Celui-ci doit être facilement accessible dès que le travailleur en a besoin! Le fait qu’il soit visible rappellera au travailleur de le porter. Tenez compte de l'aménagement de votre espace de travail. L’EPI est-il disponible où et quand les travailleurs en ont besoin? Non? Il est peut-être temps d’envisager de nouvelles solutions de rangement pour votre lieu de travail.

Ressources

La CSTIT propose un éventail de ressources pour vous aider à garantir le recours à l’EPI approprié en fonction des travaux que vous effectuez. N’hésitez pas à les consulter!

Vous trouverez le libellé exact des dispositions relatives à l’EPI dans la partie 7 du Règlement sur la santé et la sécurité au travail (Nunavut et Territoires du Nord-Ouest). Si vous hésitez quant au choix de l’EPI à utiliser sur votre chantier ou dans un autre milieu de travail, écrivez à la CSTIT au Nunavut ou aux Territoires du Nord-Ouest.